Deux siècles à la recherche de l’homme providentiel

Après avoir assassiné le père de la famille française, le brave homme Louis XVI, les apprentis sorciers des forces occultes financières et philosophiques se rendirent compte qu’il fallait un père à la patrie. Le peuple de France dans son ensemble était trop habitué à la monarchie et ses responsabilités.

La bande Sieyès-Talleyrand-Barras devant la crise économique et la famine qui gagnaient Paris, sollicitèrent d’abord un général de qualité pour homme providentiel Moreau. Devant son refus, ils trouvèrent un capitaine de CRS chargé de garder le Conseil des Anciens, un petit corse vaniteux qui vint au secours de son frère Lucien sur le point d’être massacré par les Montagnards. Fort de cela, nos financiers désignèrent le petit nabot comme homme providentiel : il avait pour lui d’avoir fait tirer sur les parisiens qui réclamaient la monarchie place St Roch en vendémiaire. Pour mieux le tenir en main, ils le marièrent à la belle Hortense une des hétaïres dont le lit était offert à tous les passants. Comme il fallait donner du brillant à tout cela, on décida de créer une 4ème dynastie celle des Buonaparte. Ainsi, la mafia corse envahit le Louvre avec madame mère, ses trois sœurs et ses trois frères dont le plus jeune était un alcoolique. Fort de tout cela, le nabot, brillant capitaine d’artillerie mais qui n’avait aucun sens politique, se laissa entraîner par ses comparses dans le ridicule et dérisoire empire qui lui permit de créer des barons, des duc et des princes, au profit de ses camarades anciens sergents recruteurs de l’armée royale.

Il décida de suivre la route de Charlemagne dont il n’avait ni la prestance, ni le charisme. Médiocre visionnaire politique, il ne se rendit pas compte que sa carrière était terminée après la défaite de Trafalgar et l’éclatement de la marine française. Ce qui compromettait beaucoup son rêve de blocus continental. Toujours aussi mégalo, il décida d’épouser Marie Louise nièce de Marie Antoinette, sous les applaudissements de nos concitoyens aussi bêtes qu’idiots qui avaient vomi sur Marie Antoinette dix avant car elle était autrichienne.

Etant un médiocre politique, il fut vite en désaccord avec ses mentors Fouché et Talleyrand qui l’abandonnèrent à son triste sort : l’affaire d’Espagne et la retraite de Russie.

Cette opération vers la Russie fut le signe avant-coureur de la fin de l’aigle qui allait y perdre toutes ses plumes pour rester un simple corbeau. Certes, l’armée russe était une armée faible mais elle avait un allié qui s’appelait l’hiver. Aussi, nabot arrêta vite ses fanfaronnades et se sauva dans son carrosse pour regagner la France en abandonnant la grand armée : ce n’était plus la grande armée mais un troupeau qui se noyait progressivement dans les eaux glacées des rivières russes selon Victor Hugo. Médiocre politique, il ne s’était pas rendu compte qu’il s’était mis toute l’Europe à dos, saturée de 20 ans de guerre inutile.

Les « alliés » qui n’avaient pas pris conscience du vrai drame, ne créèrent pas un tribunal à Nuremberg pour juger ce criminel de guerre mais lui offrirent un petit royaume à l’île d’Elbe. De là il répartit poussé par ses anciens collègues sergents recruteurs pour à nouveau conquérir l’Europe. Malgré les cancans de l’époque, son vol ne fut pas celui de l’aigle mais celui de l’étourneau, il fit même un référendum pour savoir si on voulait le garder. Le « oui » l’emporta à une très large majorité mais il faut rappeler qu’il y eut 95% d’abstention. Près d’un tiers du pays ne s’était pas rallié à lui, et il entraîna l’armée française avec les Marie-Louise, recrus de moins de 15 ans, vers une raclée qu’il méritait pour sa prétention et sa vanité. Les « alliés » occupèrent pour la deuxième fois en deux ans notre territoire national, notre nation survécut grâce à l’intelligence politique de l’avant dernier bourbon Louis XVIII. En tant qu’homme providentiel, Napoléon fut plutôt le fossoyeur de l’influence et de la langue française à travers l’Europe. Pourquoi les « alliés » n’ont-ils pas mis en place un tribunal pour condamner ce criminel de guerre responsable en 15 ans de plus de 15 millions de morts ?

Que Dieu nous garde des hommes providentiels !

Jean-Pierre Hollender

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