Pendant que la présidente de l’association France Algérie, reçue « royalement » par le gouvernement algérien, fait un peu de tourisme et tente d’exister politiquement en faisant acte de repentance et de contrition auprès des autorités du pays, l’Académie française accueille un nouvel immortel en élisant l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal ce jeudi 29 janvier, adoubant ainsi dans leur infinie sagesse ses écrits lucides et combattants.
Et pourtant l’homme dérange de part et d’autre de la méditerranée. Laissons de côté les autorités algériennes qui ont incarcéré cet homme pendant près d’un an, mais soulignons en revanche l’attitude pusillanime de certains de nos chers compatriotes, politiques de tout ordre et intellectuels, qui ne voient pas plus loin que leur propre intérêt électoral pour les uns, et confort de la bien-pensance pour les autres. Mais malgré tout cela, il faut encore croire en la justice qu’elle soit divine ou humaine, et comme le dit le proverbe : « si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger, assieds toi au bord de la rivière, tu verras le corps de ton ennemi passé ».
Cette belle et prestigieuse Académie a fait œuvre de justice face à l’obscurantisme et la soumission, et nous ne pouvons que l’en féliciter, elle délivre ainsi un message d’espérance dans des temps bien difficiles et incertains.
Bénédicte Hollender Decourt
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Merci, Chère Bénédicte, pour cette tribune et ce parallèle parlant. Cette dame est en effet prête à tout pour exister, y compris par les moyens les plus ignominieux. Oublions là et réjouissons nous pour Boualem Sansal et pour ce beau message qu’adresse l’Académie. Les lignes commencent à bouger…
Bénédicte, merci pour ce message.
J’apprécie la décision de l’ Académie Française de reconnaitre les mérites de Boualem Sansal tandis que Madame Royal se complait dans la betise et la bassesse. Mais j’aurai tout de meme beaucoup de mal à rester assis au bord de la rivière pour scruter l’eau qui passe ! Très cordialement. Gu Villégas